Portrait de Jean Michel, 22 ans

Jean-Michel, 22 ans, est présentement étudiant à l’école Contact, où il suit des cours de cuisine dans l’espoir d’entrer sur le marché du travail. Il est aussi responsable de vendre des articles dans le marché de l’école et c’est ce qu’il préfère. C’est peut-être parce que tout jeune, il aidait sa grand-maman au dépanneur dont elle était propriétaire.

Son parcours scolaire bientôt terminé, qu’aimerait faire Jean Michel plus tard ? Travailler dans une garderie ou avec les personnes âgées, tout comme sa maman qui était préposée aux bénéficiaires. Plus jeune, il a d’ailleurs souvent accompagné sa mère au travail. Toutes ces expériences l’ont rendu très sociable et débrouillard. C’est une personne qui a bon coeur et qui aime donner.

Dans ses temps libres, Jean Michel pratique beaucoup de sports avec les Olympiques spéciaux dont la natation, le basket-ball et le soccer. Grand compétitif, il a participé à plusieurs compétitions sportives avec les années. On peut d’ailleurs observer une collection de médailles dans sa chambre, ce qui rend sa mère très fière.

Jean Michel a une grande passion : la musique. Lors de rassemblements et de fêtes, vous le retrouverez toujours assis avec le DJ. Il en profite habituellement pour faire quelques demandes spéciales. D’ailleurs, la semaine dernière, c’était la Danse de la St-Valentin au RT21. Il comptait les jours avant cette activité tant attendue ! Il apprécie beaucoup les activités du RT21, c’est une belle occasion pour lui de passer du temps avec ses amis.

Grand voyageur, il part chaque année revoir sa famille à l’Île Maurice. Il a aussi visité l’Australie, Cuba, l’état de la Floride aux États-Unis, le Mexique, la République Dominicaine et la France, son pays préféré. C’est très important pour sa mère qu’il voyage beaucoup et découvre le monde.

Jean Michel a une maman bien fière de lui. Son désir le plus fort est qu’il soit capable de se débrouiller dans la vie. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est sur la bonne voie !

Mon frère Joël

Le 16 mai 1988, en déposant Joël dans mes bras du haut de mes quatre ans, ma mère m’a dit : Fais attention, ne le serre pas trop fort ! Mais je ne pouvais pas m’en empêcher, je lui ai donné un énorme câlin, un amour inconditionnel était né pour MON petit frère. J’étais tellement contente d’avoir un frère, enfin!

La trisomie de Joël étant une surprise, mes parents étaient en état de choc, mais pour moi j’y voyais simplement un beau petit bébé. Le choc je ne l’ai pas ressenti ni vécu.

La vie avait changé, nous étions maintenant quatre et j’avais un nouvel ami, tout simplement.

Je n’ai pas de souvenirs de tous les changements que l’arrivée d’un enfant trisomique a eu chez nous, simplement les changements d’avoir un autre enfant dans la maison.

Très jeune j’ai été initiée à l’orthophonie, c’était une activité familiale, on jouait et je trouvais ça amusant. Ensuite j’allais faire mes cours de ballet ou de gymnastique.

Au primaire on prenait l’autobus ensemble pour se rendre à l’école. Joël était tellement sociable qu’il était le centre d’intérêt de mon groupe d’amis. Tout le monde voulait être son ami et mes copines voulaient toutes venir le garder.

Des moments difficiles ? Oui, bien sûr. Parfois un sentiment d’injustice ? Oui, aussi.

Mais aujourd’hui, du haut de mes 34 ans, je peux sincèrement dire que Joël a été un cadeau pour notre famille. Je dis souvent que je suis la femme que je suis grâce à mon frère, mais c’est vrai. Je suis toujours aussi fière de mon frère. Il est un jeune homme accompli qui réalise ses rêves. Il prend aussi son rôle d’oncle très au sérieux auprès de mes deux garçons.

Je suis simplement fière d’être sa sœur.

Judith Martin
Sœur adorée de Joël Martin

PS: Si vous le rencontrez dans les corridors du Regroupement pour la Trisomie 21, il sera certainement très heureux de discuter avec vous.

Portrait de Vittorio, 3 ans

Vittorio est un jeune garçon de 3 ans, tout récemment devenu membre au RT21. Son nom, en italien, signifie victoire. Victoire parce que Vittorio est apparu par miracle, allant à l’encontre des diagnostics médicaux. Un vrai combattant qui a su s’accrocher ! Il est le petit dernier arrivé dans la famille, ayant une grande soeur, Calianne, et un grand frère, Giani.

Le jeune homme a beaucoup d’énergie. Quand il passe dans une pièce, celle-ci est métamorphosée comme si un ouragan était passé par là. Ses parents le surnomment d’ailleurs Bam-Bam Hurricane (en référence au personnage de Boum-Boum dans les Pierrafeu). Son émission préférée ces temps-ci, et la seule pour laquelle il reste assis, est Passe-Partout, qu’il apprécie pour sa musique et ses sons. Par contre, ce qu’il aime plus que tout, c’est manger. Grand gourmand, il apprécie particulièrement les biscuits.

Pour des raisons de santé, Vittorio ne peut être en garderie. Cependant, il passe trois demi-journées par semaine dans un centre de réadaptation et tout se passe très bien. Le reste du temps, c’est à la maison qu’il s’amuse. Sa famille et lui étaient présents en décembre dernier à notre fête de Noël. Il a ainsi pu se faire de nouveaux amis alors que ses parents en ont profité pour discuter avec d’autres familles présentes.

Vittorio est un jeune garçon plein d’amour et de joie et qui est toujours souriant ! C’est tellement contagieux qu’il est tout de suite adoré par tous !

La Confrérie des parapluies

Témoignage humble et intime de Micheline Marois

Si on m’avait prédit ce qu’il était pour nous arriver, et j’entends par cela tout : la naissance, l’annonce de la condition spéciale de notre fille Célia, ses problèmes sérieux de santé, la difficulté d’obtenir de l’aide, des services, l’ascension difficile du Mont-Vertigineux appelé « École », les amis, les loisirs, l’inconnu pour l’avenir, de notre vieillissement, de sa vulnérabilité face aux mauvaises personnes et tout le tralala, je ne m’aurais pas crue assez forte. Et vous savez quoi ? En regardant dans le rétroviseur, eh bien, on a réussi. Pas toujours comme prévu ni même comme souhaité, mais on a réussi. Cette expérience de vie nous a rendus plus forts. Pour ma part, je suis une meilleure personne. Je suis capable d’amour véritable, de courage et d’abnégation, d’humour et de résilience. Je suis fière de Célia, de moi, de mon conjoint Pierre, de nous trois. J’aime ce qu’est notre famille imparfaite et compliquée. On a grandi dans cette histoire. Ce grand voyage, cette aventure de vie, malgré les difficultés, la fatigue et les soucis, nous rassemble. Nous sommes des géants, des héros ordinaires et extraordinaires !

Il n’y a pas de petite réussite. Chaque apprentissage et chaque développement d’habileté vers plus d’autonomie est une victoire, est une fête. Ces réussites donnent l’énergie nécessaire pour accepter les limites, les frontières qui ne seront pas dépassées et ainsi accepter les deuils; constats inéluctables.

Je me rappelle un moment mémorable et hilarant, Célia avait quelques mois, en ces temps-là je pleurais beaucoup, en silence, souvent. C’était comme si le niveau de l’eau était si haut en moi que je n’avais qu’à pencher un peu la tête et les larmes coulaient toutes seules, sans bruit et en continu. Pierre aussi pleurait, tranquillement. Pas d’urgence, comme la situation ne changerait pas, on avait tout notre temps. Pourtant, les digues ont tenu le coup.
Alors, la petite dans les bras, émue, je lui avais demandé « penses-tu qu’un jour elle va parler? ». Aujourd’hui, pour quiconque connaît Célia, ouf ! Quelle question incroyable ! Notre trisomique atomique s’exprime avec énergie, générosité et dynamisme. Que dis-je, elle parle et parle – avec passion. Elle est drôle et magnétique. Elle ne sait ni lire ni compter, mais elle a vraiment du talent pour les relations publiques. Elle est douée pour lire dans les cœurs.

Je me rappelle également d’une formation organisée par le RT21 sur la discipline. Célia n’allait pas encore à l’école primaire. Wow ! En résumé, ne pas se contredire devant l’enfant, toujours garder les mêmes règles, maintenir une régularité, le bazar quoi. Cela semble basique, mais, non ! C’est que, comment dire, à force de répéter et de répéter encore, on finit par manquer de patience. Comme tout le monde, étant très occupé, on n’a pas le temps de se faire des plans de match à chaque fois, alors on finit par s’obstiner. Et, ils sont futés et malins, ils jouent sur tous les plans, comme les enfants « réguliers ».

La psychologue qui avait donné la formation nous avait aussi souligné l’importance de trouver du temps pour soi et pour le couple. Du temps de qualité à défaut de quantité 🙂 . Y’a pas de magie, c’est difficile à faire…
En discutant avec des parents d’enfants handicapés –trisomiques ou autres- je suis en mesure de constater que, plus ces enfants grandissent – ou que ces jeunes vieillissent – selon la formule que vous préférez, plus le réseau rapetisse. Cela peut être à géométrie variable selon les familles, mais c’est une tendance lourde.
« Salut Pauline, ça va? Dis, est-ce que tu peux garder Célia vendredi prochain ? Pierre a reçu des billets pour un spectacle de théâtre et nous aimerions y aller. »

« Vendredi prochain, oui, c’est bon pour moi. Venez la reconduire vers 17 h 30 avec son petit bagage, nous souperons ensemble puis venez la reprendre samedi, après le dîner, cela vous laissera un petit matin tranquille ? »
Pauline, c’est la sœur de Pierre. Elle a eu 69 ans en mai dernier. Célia l’aime profondément et c’est réciproque. Pauline est une tante, une sœur et belle-sœur et, en plus, une amie sincère. Célia a maintenant 26 ans. Pauline est la seule personne qui nous offre ces précieux moments, ces cadeaux d’intimité tranquille de plus en plus rare.
Célia et ses amis trisomiques ont vraiment des caractéristiques particulières qui les distinguent. L’une d’entre elles est qu’ils ont un talent inouï pour attendrir et faire jaillir le meilleur des personnes. Même les individus les plus timides et réservés tombent sous le charme de ces êtres d’une authenticité et d’une candeur désarmante. Comme s’ils avaient un trousseau de clés capable d’ouvrir les cœurs. Qu’ils soient nés sur un continent ou un autre, pour nombre d’entre eux, ce trait de personnalité est prédominant. C’est épatant. Mais attention, ils ne sont pas la 8e merveille du monde !

Nous sommes plusieurs parents à nous être rencontrés, bébés dans les bras, les traits tirés, les yeux souvent mouillés. Nous assistions à des réunions d’informations, des conférences, des formations et séminaires spécialisés. Tous des gens différents, pas vraiment de trucs en commun si ce n’est que d’être parent d’un enfant trisomique. Mais avides d’apprendre les meilleures manières pour les stimuler. Comprendre les techniques en ergothérapie et en orthophonie, l’apprentissage de la lecture et des mathématiques (car ils sont nombreux à y arriver), etc.
Par la force des choses, en toute simplicité, il y a souvent entre parents d’enfants trisomiques, une connivence, une compréhension mutuelle de ce qu’est le quotidien. Des regards complices qui font du bien, des gens avec qui il fait bon rire et échanger. Ces parents, couple, famille monoparentale ou famille reconstituée, sont devenus au fil des années, de bons camarades, des compères de vie. Nous formons une sorte de Confrérie des parapluies, pour emprunter le terme au conte musical Émilie Jolie de Philippe Chatel. Une confrérie comme une force tranquille.

Portrait de Rosalie, 4 ans

À 4 ans, Rosalie est la cadette de la famille. Elle est entourée d’un grand frère de 7 ans et d’une grande sœur de 10 ans. Nous avons également une chatte d’Espagne dénommée Maya que Rosalie adore. « Chat » fut d’ailleurs son premier mot après « papa » et « maman ».

Depuis maintenant deux ans, elle fréquente la garderie Les Petits Rayons d’Arts et tout se passe bien. De plus en plus, Rosalie s’intègre aux jeux de ses camarades. Il faut toutefois la garder à l’œil car c’est une petite fugueuse. Elle aime particulièrement les jeux de rôles: jouer à la poupée et jouer avec la nourriture et la vaisselle de plastique. Elle aime également beaucoup dessiner. Ces émissions de télé favorites sont Caillou et Le village de Dany. Elle aime également beaucoup regarder des vidéos de comptines sur YouTube.

Comme nous sommes de Drummondville, Rosalie ne participe pas aux activités du RT21. La distance ne nous a toutefois pas empêchés d’aller à la fête de Noël en famille. Sinon, j’ai assisté à une conférence et quelques rencontres pour mamans.

Rosalie est une petite fille toujours souriante et de bonne humeur. Elle est curieuse et intelligente. Elle est très sociable et aime les gens. Elle aime nous faire rire.

Il est encore tôt pour parler de passion, mais elle aime particulièrement danser et écouter de la musique. Une chose est certaine, on ne s’ennuie jamais avec elle.

Merci à la maman de Rosalie pour ce témoignage.

Tour d’horizon, novembre 2018

Tour d'horizon

OPHQ – Réussite éducative pour tous

Comme tout élève à part entière, il importe que les élèves handicapés puissent atteindre leur plein potentiel dans un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite. À ce titre, l’éducation devient un vecteur de participation sociale : elle permet à ces jeunes de prendre leur place dans la société et d’ainsi y contribuer à leur juste et pleine mesure.

Favoriser la réussite éducative des élèves handicapés, c’est choisir d’adopter une approche individualisée et coordonnée des services autour des besoins et des capacités de chacun de ces élèves. À cet effet, le plan d’intervention représente un outil privilégié qui permet d’identifier et d’élaborer clairement les actions à accomplir, en plus de faciliter leur mise en place au cours de l’année scolaire.

Le processus de concertation lié à l’élaboration du plan d’intervention de l’élève, de même que la mise en œuvre de ce dernier, nécessitent l’implication et la participation active de nombreux intervenants. Parmi ceux-ci figurent en premier lieu les parents de l’élève handicapé et les divers intervenants de l’équipe-école. L’arrimage et l’entière mobilisation des acteurs au sein des établissements scolaires ainsi que des partenaires issus des différents réseaux (santé et éducation, notamment) constituent également des éléments essentiels menant à la réussite éducative des élèves handicapés.

Conseil supérieur de l’éducation – L’éducation inclusive, des outils pour la concrétiser

Dans un contexte où la diversité présente dans les écoles s’est accrue au cours des dernières années, il est essentiel de réfléchir à des approches plus universelles pour permettre à tous les élèves de développer leur plein potentiel. Dans cette optique, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) et le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) sont fiers de présenter la trousse « Pour une école riche de tous ses élèves ».

Pour faire connaître cette trousse autour de vous, vous pouvez utiliser le feuillet de présentation.

Accessible gratuitement, cette trousse contient des outils de transfert à l’intention des équipes-écoles du primaire et du secondaire qui souhaitent approfondir leur réflexion sur les actions à mettre en place afin de cheminer sur la voie d’une éducation plus inclusive. Pour plus de précisions, vous pouvez consulter le contexte de cette démarche.

L’ensemble du système d’éducation doit y contribuer et chaque personne est invitée à apporter sa pierre à l’édifice.

L’Étoile de Pacho – Droit à l’équité financière

L’Étoile de Pacho est un organisme qui a pour mission de soutenir les parents d’enfants sévèrement handicapés. En collaboration avec Parents Jusqu’au Bout!, l’organisme travaille présentement à faire valoir auprès du gouvernement québécois le droit à l’équité financière des familles ayant un enfant handicapé, qu’elles soient naturelles ou d’accueil.

Vous recevez le supplément de base pour enfant handicapé, mais PAS le supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels (SEHNSE) ? Si vous avez répondu oui à cette question, L’Étoile de Pacho souhaite prendre contact avec vous afin de brosser le portrait de toutes les familles québécoises ayant un enfant handicapé peu importe le type de trouble ou de déficience ainsi que la sévérité du handicap. Ce portrait permettra à l’organisme :

1. de monter un argumentaire solide à présenter au gouvernement afin de bonifier le SEHNSE;
2. d’aider les familles éligibles à obtenir le SEHNSE.

Ce dont nous avons besoin :

  • 20 minutes de votre temps, au moment qui vous conviendra le mieux, pour compléter par téléphone un questionnaire en compagnie d’une intervenante de l’organisme.

Trois étapes simples pour participer :
1. Contactez-nous par courriel ou par téléphone afin de nous faire part de votre intérêt : 438-476-6939, poste 1 ou .
2. Une intervenante de L’Étoile de Pacho communiquera avec vous dans un délai de 72 heures afin de fixer une rencontre téléphonique.
3. Une rencontre téléphonique d’une vingtaine de minutes aura lieu afin de remplir un questionnaire. Prenez note que la rencontre téléphonique devra avoir lieu en semaine pendant les heures normales de bureau.

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter !

Site Internet de l’organisme : http://www.etoiledepacho.ca/

Portrait d’Olivier, 6 ans

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeune Olivier est un vrai battant ! Tout juste 48 heures après sa naissance, ses parents apprenaient qu’il avait une petite difficulté avec son cœur. Olivier avait une malformation cardiaque. Il ne prenait pas de poids et a dû être opéré d’urgence alors qu’il n’avait qu’un mois et demi. Pendant près de 24 heures, Olivier a été entre la vie et la mort. Ses parents ont eu très peur de le perdre, mais il n’était pas question pour lui d’abandonner. Alors qu’il était branché de la tête aux pieds, il a réussi, pour la première fois, à serrer le doigt de sa maman. C’est à ce moment qu’elle a su que son fils était un guerrier et qu’il passerait à travers cette épreuve.

Aujourd’hui, Olivier a 6 ans et se porte à merveille. Il est un garçon enjoué, « colleux » et attachant. Passionné de hockey, il a commencé un cours d’initiation au patin et au hockey et il travaille très fort pour être capable de se relever par lui-même et faire ses premiers pas sur la glace. Regarder son équipe préférée, les Canadiens de Montréal, le motive énormément. Mis à part le hockey, Olivier adore nager, danser, se déguiser et faire de la construction, comme son papa ! Artiste dans l’âme, il aime également beaucoup faire du bruit avec ses instruments préférés, soit la guitare, le piano et la flûte. Très actif, il lui arrive tout de même d’avoir des moments plus tranquilles, surtout lorsque la Pat’Patrouille joue à la télévision. Grand amateur de cette émission, il ne manque pas un épisode.

Au RT21, Olivier suit les ateliers de stimulation du langage. Ceux-ci lui ont beaucoup aidé et lui ont permis de cheminer dans son parcours scolaire. Maintenant, il parle de plus en plus et fait de belles phrases complètes et structurées.

On lui souhaite que le meilleur pour la suite des choses. 🙂

Portrait de Virginia Elizabet, 27 ans

Ce mois-ci, nous vous présentons une jeune femme bien centrée qui fait preuve de maturité: Virginia Elizabet.

Virginia est calme et douce, mais a aussi son caractère, comme nous tous. Par contre, son quotidien est loin d’être calme. On peut dire qu’il est plutôt bien chargé et elle ne s’en plaint pas. Le lundi, samedi et dimanche, elle est inscrite à l’Institut d’orthopédagogie de Montréal pour apprendre à lire et à écrire. Elle travaille avec Amélie et Marinka huit heures par semaine et elle adore ça! Les activités sont amusantes et diversifiées. Elle apprend beaucoup grâce à celles-ci. Du mardi au jeudi, Virginia participe au programme de jour du RT21, le Programme TASA. En plus de la journée dédiée à la cuisine, elle bouge le jeudi aux activités sportives et se familiarise avec la tablette le mercredi. TASA lui permet de développer son autonomie tout en développant son réseau social. Ça tombe bien, Virginia est très sociable!

À la maison, elle prend beaucoup d’initiatives comme faire son lunch, laver la vaisselle, ranger sa chambre, donner les vêtements et les objets dont elle ne se sert plus, préparer des salades et des sandwichs, etc. Si elle magasine, elle n’hésite pas à demander des conseils à la vendeuse ou à demander de l’aide au besoin.

Étant plus jeune, Virginia faisait de l’équitation. Aujourd’hui, lors de ses temps libres, elle aime jouer au cube Rubik ou d’autres jeux demandant un certain effort pour trouver la solution. Elle aime aussi faire des mandalas, écouter de la musique latine et danser le baladi. À travers tout ça, elle ne manque pas un épisode de ses deux émissions préférées: LOL et Infoman.

Saviez-vous que Virginia aime enseigner? Elle a d’ailleurs déjà pris en charge un petit groupe de deux enfants de six ans pour leur apprendre le son des lettres et elle a adoré ça. Elle aime aider les plus jeunes quand ils ont de la difficulté. Peut-être est-elle une future orthopédagogue comme sa maman? 😉 À l’école secondaire, grâce à son calme et sa bonne humeur habituelle, le directeur a décidé de placer son casier à côté de celui d’un élève turbulent et plutôt impoli avec les adultes. La simple présence de Virginia, l’énergie qu’elle dégageait, a grandement apaisé cet élève. Wow! Accompagner les autres, les aider, les consoler et les faire rire, c’est vraiment une passion pour elle.

Nous ne pouvons terminer ce portrait sans vous mentionner qu’en plus du français, elle parle un peu espagnol et dit quelques mots en anglais. Peut-être a-t-elle pu se pratiquer lors d’un de ses nombreux voyages, qu’elle fait depuis l’âge de trois ans.

Nous laisserons le mot de la fin à sa maman pour bien résumer sa fille : « Elle est merveilleuse! ».